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Geneviève Clavet Roy
Geneviève Clavet Roy Tourisme Région de Thetford
October 7, 2022

3 girls and 1 mission: discover their regions (autumn 2022)

We are 3 tourist girls. Our mission is to make you discover our regions. Follow us on inspiring getaways in the Thetford region, Lotbinière and Beauce!

Mettre le nez dehors en automne, particulièrement quand les couleurs culminent à leur apogée, me remplit d’allégresse. C’était à nouveau l’occasion pour moi d’aller rencontrer Pascale Lemay de Tourisme Lotbinière et Karen Montembeault de Destination Beauce. Chacune d’entre nous a fait découvrir aux deux autres un attrait touristique de son secteur. Voici donc mon résumé de notre virée ! (Vous trouverez un lien vers le blogue de Pascale et de Karen au bas de la page.) Bonne lecture !

JARDINS DU BOIS DE L’AIL

1388, rang du Bois de l’ail, Saint-Flavien
 

Notre journée a débuté dans la localité de Saint-Flavien dans Lotbinière. Les armoiries de cette municipalité expriment clairement l’importance de l’agriculture sur le territoire. Je constate effectivement que les fermes sont nombreuses dans cette basse terre fertile à proximité du fleuve. La plupart des exploitations croisées sur ma route sont conventionnelles, mais ce matin, nous allons visiter une production agroalimentaire de toute autre nature, soit une ferme maraîchère sur petite surface, certifiée biologique.

Je rejoins Pascale et Karen aux jardins du Bois de l’ail pour y faire la connaissance de Karine. Elle est une ancienne enseignante qui a trouvé l’amour et la patrie en rencontrant Gabriel. Ils ont bâti leur maison au bout de la terre de deux hectares de ce dernier. La complexité de concilier sa profession avec la situation géographique de leur domicile, combiné avec la naissance d’une famille, a décidé Karine à se tourner vers une nouvelle source de revenus. Le désir d’être pertinents dans la communauté agricole a finalement orienté leurs efforts vers le maraîchage.

RÉSILIENCE

Il leur a d’abord fallu dompter dame nature, leur sol sableux imposant tout un défi en matière d’irrigation des cultures. Puis, leur situation sur le point le plus élevé de Saint-Flavien les expose aux vents dominants. Moi qui suis habituée aux collines des Appalaches, cette protubérance me semblait bien modeste. Mais cela peut faire toute la différence quand on pratique une agriculture manuelle dans la plaine. Il est toutefois faux de croire que le maraîchage sur petite surface veut dire 100 % à la main. Effectivement, leurs tâches sont en partie mécanisées : le tracteur sert à herser la terre, à former les planches et à transporter le matériel. Cependant, les semis et les récoltes sont manuels. Tous ces efforts sont profitables : plusieurs variétés de légumes, de fruits et de fines herbes certifiés biologiques poussent dans les champs et les serres du Bois de l’ail. Au moment de notre passage, il restait choux, tomates, poivrons, concombres, gingembres et bien d’autres. Karine et Gabriel aiment aussi faire des essais, en partie pour cultiver leur propre passion. Le curcuma fait partie de ces expérimentations. La clientèle apprécie !

BIOLOGIQUE

Pour être certifiée biologique, la ferme doit respecter plusieurs éléments, lesquels sont vérifiés par audit annuel. La charge administrative reliée à la norme biologique est complexe, mais elle est primordiale pour protéger l’appellation et la confiance du consommateur. Les fruits et les légumes doivent être produits avec des fertilisants naturels, tels que les engrais verts. C’était la fin de la saison, donc la majorité de la dizaine de jardins de Karine et Gabriel était justement plantée de pois et de céréales, lesquels sont réputés pour redonner l’équilibre naturel au sol tout en le fortifiant. La rotation des cultures dans le temps et dans l’espace est également importante en agriculture biologique, afin de briser le cycle des ravageurs et de favoriser la biodiversité.

PROXIMITÉ

Leur mise en marché est basée sur des principes de proximité, c’est-à-dire qu’il n’y a aucun intermédiaire entre le consommateur et eux. Ils offrent une formule d’abonnement libre-choix, ainsi qu’un kiosque ouvert à tous le samedi. Cette formule diffère du traditionnel panier de légumes, car le client peut décider intégralement du contenu de ses achats, chaque semaine. De plus, les jardins du Bois de l’ail font partie du réseau Fermiers de famille qui fait le pont entre les producteurs locaux certifiés biologiques et les citoyens. Comme le déclarait si bien Karine : « Nous voulons un médecin de famille, un dentiste de famille… Pourquoi pas un fermier de famille ? C’est aussi important pour la santé ! » Bref, l’aventure maraîchère de Karine et Gabriel dans Saint-Flavien exprime également la devise de la municipalité, soit GÉNÉROSITÉ ET SOLIDARITÉ.

Pour se procurer de bons légumes, il faut se présenter en kiosque à la ferme tous les samedis entre 10 h et 14 h. Suivez leur page Facebook pour plus d’information !

BLEUETIÈRE GOULET

2041, route 112, Saint-Frédéric
 

Nous disons au revoir à Gabriel et Karine et nous reprenons notre chemin, cette fois vers la Beauce. Nous allons rencontrer Jean-Yves, le propriétaire de la Bleuetière Goulet de Saint-Frédéric. Située sur la route 112, cette entreprise familiale inspire par sa ténacité et sa diversité. Bien que le produit vedette soit effectivement le bleuet, on retrouve beaucoup d’autres marchandises sur place.

À notre arrivée, Jean-Yves nous accueille avec le sourire. Je me sens privilégiée, mais je me rends compte que tous les clients auront droit à leur brin de jasette. C’est le secret du succès de sa compagnie : Jean-Yves est impliqué à 100 % dans les opérations, la gestion, les décisions et, surtout, les bonnes idées. Si je n’avais qu’un mot à retenir de notre rencontre, ce serait celui-là !

IDÉE NO 1 : L’AUTOCUEILLETTE

La terre est dans la famille depuis 1999. À cette époque, les parents de Jean-Yves exploitent l’érablière et élèvent des animaux de boucherie. En 2000, ils installent mille plants de bleuets. Jean-Yves rachète l’entreprise en 2002. Il rajoute deux mille plants et propose l’autocueillette pour la première fois en 2003, pour une durée de 3 semaines.

IDÉE NO 2 : LE BAR LAITIER

Trois ans plus tard, la nature lui assène un dur coup quand le vent arrache le toit de la porcherie. Il doit à ce moment prendre une décision cruciale : rebâtir la ferme ou renforcer l’exploitation maraîchère. Il choisit alors de construire un kiosque pour faire un bar laitier ; après tout, il est situé sur la grande route ! Il en profite pour ajouter quelques produits transformés à son offre comme des coulis, confitures maison et beurre d’érable.

IDÉE NO 3 : LE JEU POUR ENFANTS

La construction d’une serre en 2009 lui permet d’offrir des tomates et des légumes frais à ses clients, en plus d’un menu de mets cuisinés à partir de ses propres produits. Néanmoins, il trouve que sur les 7500 voitures qui passent chaque jour, il n’y en a pas beaucoup qui s’arrêtent à son kiosque. Il a donc l’idée audacieuse d’ajouter en 2012 un immense jeu pour enfants, le plus gros qui soit, afin d’attirer les familles. Son pari a été payant ! La fin de semaine suivante, l’achalandage est fou !

IDÉE NO 4 : LE SENTIER DE PATIN

Il ne lui reste qu’un problème à résoudre, mais il est de taille : comment faire en sorte que son kiosque fonctionne à l’année ? C’est en 2014 qu’il a encore une idée intrépide : aménager un sentier de patin en forêt pour assurer un revenu lors des mois creux de l’hiver. Une zamboni et des balais de rue sont nécessaires pour l’entretien des 7 km de glace. Les clients bénéficient d’une cabane chauffée pour enfiler leurs patins. Encore une fois, son concept fonctionne à merveille !

IDÉE NO 5 : CABANE À SUCRE

En 2018, il rachète deux érablières adjacentes à celle qu’il possédait déjà. L’année suivante, il agrandit le kiosque, afin d’y rentrer sa bouilleuse : les gens peuvent assister, le printemps, à la transformation de l’eau d’érable en sirop, en beurre ou en tire. Il profite de l’occasion pour ajouter une salle à manger et une magnifique terrasse extérieure pour que les clients dégustent leurs achats sur place.

IDÉE NO 6 : L’ALCOOL

Pour assurer une activité à la fin de l’été et à l’automne, il a planté un verger et un champ de citrouilles. Voilà, il est maintenant en activité à l’année et crée des emplois pour des dizaines de personnes. Il aurait pu s’en contenter, mais ce serait mal connaître Jean-Yves. Il profite de toutes ces installations pour devenir un producteur de vin et d’alcool à base de bleuets et d’érables. La volonté de Jean-Yves est de mettre en valeur les savoir-faire : de fait, à l’image de la bouilleuse, l’alambic est aussi devant les gens, protégé par un casier de vitre, sécurité oblige.

Comme le dit si bien Jean-Yves : « TOUS mes produits sont faits sur place. Et puisque j’ai accompli toutes les jobs dans mon entreprise, je connais la signification du travail qui est effectué ici, et j’espère transmettre ma passion à mes clients. » À ce jour, la Bleuetière Goulet, c’est 12 000 plants de bleuets, 600 pommiers, 7 500 entailles, 2 hectares de citrouilles et 2 hectares de framboises. Ce sont aussi des coulis, des compotes, des tartes, des pizzas, de la vinaigrette, des confits d’oignon, et trois filles qui se sont délectées de leur délicieux dîner au kiosque de la Bleuetière Goulet !

MONT ADSTOCK

120, route du Mont Adstock, Adstock
 

Nous avons commencé notre journée sur la protubérance de Saint-Flavien et nous la terminerons sur celle de la MRC des Appalaches, car j’emmène Karen et Pascale au Mont Adstock !

Le Mont Adstock, avec ses 712 mètres d’altitude, est le point le plus élevé de la région de Thetford. Je suis toujours aussi impressionnée par la proéminence de la montagne par rapport à son environnement lorsque l’on s’en approche par la route. Dire que nous allons marcher jusqu’au sommet ! Tout d’abord, nous nous dirigeons vers le chalet d’accueil pour nous procurer nos billets d’accès aux sentiers de randonnée — seulement 4,35 $ plus taxes, une aubaine — et j’en profite pour parler du site et de son effervescence de développement.

Il s’agit d’un lieu de rencontre des adeptes de plein air depuis de nombreuses années. Effectivement, les premières pistes de ski ont été ouvertes en 1952. Les travaux d’aménagement ont surtout été concentrés pour les activités hivernales à ses débuts ; mais on peut affirmer de nos jours que l’offre s’étend sur l’année. En saison froide, en plus des 32 pistes de ski alpin et de planche à neige, on peut pratiquer la raquette, le ski de fond (15 km), la glissade sur tube et la randonnée alpine — cette activité consiste à faire l’ascension de la montagne, skis aux pieds, avant de la redescendre dans la poudreuse hors-piste. L’été, on y retrouve un magnifique parcours de golf de 18 trous, ouvert depuis 1975. La coopérative de solidarité du Mont Adstock est d’ailleurs propriétaire du terrain de golf depuis janvier dernier : l’avenir du site en tant que pôle récréotouristique est garanti ! En outre, des investissements se chiffrant à plusieurs millions de dollars se cumulent : réorganisation du golf, aménagement de 9 km de circuits de vélo de montagne — ce service était réclamé depuis longtemps — et construction d’un nouveau chalet d’accueil dès 2023.

Aujourd’hui, nous ne pratiquons ni le golf ni le vélo, mais bien la randonnée pédestre. Plusieurs sentiers, totalisant 9 km, se rendent au sommet. Nous choisissons le Desjardins. Le relief se sent dès les premières foulées ; on se trouve en montagne, cela ne fait aucun doute ! Les muscles de nos cuisses pistonnent, nos articulations chauffent ! La montée demeure assez technique ; il faut rester concentrer sur nos pas. Des trouées dans les arbres commencent à nous révéler des aperçus du paysage qui nous attend en haut. On en profite pour souffler ! Au sommet, les efforts investis à l’ascension prennent tout leur sens lorsque la magnifique vue de la région sur 360 degrés se déploie devant nous : lacs, collines, éoliennes, haldes minières, tourbières. Des panneaux indiquent les principaux éléments du panorama. Nous redescendons ensuite, la tête remplie des remarquables couleurs d’automne.

Je me sens vraiment fière d’avoir visité ces joyaux avec les gens de Lotbinière et de la Beauce. Encore une fois, notre journée a été des plus agréables, riche en rencontres et découvertes. J’espère que vous avez apprécié la vivre à travers mon texte ! Je vous propose maintenant de lire les blogues de Karen et Pascale !

À bientôt !

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